
Dans une déclaration du 8 septembre 2025, la société civile du territoire de Lubero, se dit consternée par le comportement des élus nationaux qui se préoccupe de leurs intérêts personnels et oublier leurs électeurs.
Voici le contenu de la déclaration :
La Société Civile Forces vives du territoire de Lubero a suivi comme tout le monde
dans les réseaux sociaux et les médias une pétition initiée par une frange de députés
nationaux contre les membres du bureau de l’Assemblée Nationale l’accusant de
blocage à l’augmentation de leurs émoluments, d’absence de notification des
assistants parlementaires et d’autres griefs stupides aux yeux de la population
Voilà presque 3 ans que l’est de la république démocratique du Congo
est dans l’emprise de la guerre sans merci de l’AFC/M23 avec ses corollaires
incalculables sur le vécu quotidien de la population des provinces.
Cette occupation
par l’AFC/M23 d’une partie des provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu surtout les
villes de Bukavu , Goma et une partie du Territoire de Lubero se montre être le cadet
des soucis et des démarches de certains parlementaires qui baignent dans la
déstabilisation des institutions en initiant des pétitions alimentaires, créant ainsi une
méfiance populaire à leurs égards.

La coordination de la société civile Forces vives du Territoire de Lubero
dénonce cette manœuvre dilatoire de destabilisation du bureau de l’Assemblée
Nationale pour des fins égoïstes et alimentaires en lieu et place de s’engager
résolument dans la recherche de la paix et de sa restauration dans les zones sous
occupation.
Certes, il est reconnu dans vos prérogatives de mener des contrôles
parlementaires et adresser des pétitions pour la bonne marche des institutions y
compris de mener une vie bourgeoise.
Vos électeurs attendent de vous de répondre
socialement à leurs besoins vitaux à travers vos émoluments qui semblent
insatisfaisants vu la panoplie des demandes populaires.
Néanmoins, cette pétition est inopportune en cette période des tumultes que la partie
est de la RDC traverse.
Les conflits interinstitutionnels animés par une frange des députés nationaux réclamant l’augmentation de leurs émoluments prouvent en
suffisance combien de fois les attentes de la population sont loin d’être leurs
priorités parlementaires.
Les diverses grèves dans différents services publics avec
de modiques salaires seraient à la base des pétitions.


La résilience financière et
économique des enseignants du primaire, secondaire et universitaire est une
interpellation dans la recherche de l’augmentation de vos émoluments.
La Société Civile Forces Vives du Territoire de Lubero lance un SOS et
un appel vibrant et pathétique à tous les députés nationaux en général et
particulièrement à ceux du Sud-Kivu, Nord-Kivu et du territoire de Lubero
d’abandonner cette sale démarche qui privilégie leurs égos et de se lancer dans la
vision du président de la République Démocratique du Congo, celle de la
restauration de la paix par l’organisation d’un dialogue national inclusif.
Chers Députés nationaux et élus légitimes du peuple, le peuple
congolais vous regarde avec un air impuissant face à son malheur en mettant plus
de valeur et de priorité sur l’augmentation de vos émoluments.
Chers Députés nationaux et élus légitimes du Nord-Kivu, vos mères,
vos pères, vos sœurs, vos frères, vos grand-pères, vos grand-mères périssent leurs
vies dans cette guerre.
Souvenez-vous des tueries lâches, des massacres de
Kishishe, de Goma, de Nyanzale, de Rutshuru, de Lubero, de Beni, des pillages et
braquages partout.
Chers Députés nationaux et élus légitimes du Territoire de Lubero,
l’augmentation de vos émoluments reste loin d’assouvir vos intérêts égoïstes si ce
n’est qu’attiser la méfiance populaire en travaillant aux antipodes de vos
prérogatives.
Souvenez-vous du débat de l’Honorable MUHINDO KASEKWA JeanBaptiste sur le 21000 dollars le sort électoral de certaines candidatures en 2023 ;
Viendrez-vous avec cette somme dans les cimetières pour réveiller les morts et voter
pour vous ?
La Société Civile Forces Vives du Territoire de Lubero réitère son attachement à
la recherche de la paix et aux membres du bureau de l’assemblée nationale et rejette
en bloc cette pétition en exhortant les Elus nationaux de revenir à la raison et surtout
ceux du Territoire de Lubero que le contexte actuel exige à toutes les institutions de
construire l’unité et la cohésion nationale, socle de développement intégral de tout
homme et de tout l’homme.
TSONGO TSOKAL