Le Comité provincial de sécurité du Haut-Uélé annonce un réaménagement des heures du couvre-feu dans la ville d’Isiro et le territoire de Watsa.
À compter de ce mardi 15 septembre 2026, le couvre-feu est fixé de 00h00 à 5h00 du matin, conformément au communiqué signé par le ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité, Ordre public, Décentralisation, Coopération interprovinciale, Justice et Droits humains, Dr Alexis Ambambela Sondoko.
Cette mesure vient compléter les dispositions annoncées dans un précédent communiqué daté du 28 août 2026. Les autorités provinciales invitent la population d’Isiro et de Watsa à respecter scrupuleusement ces nouveaux horaires et à se conformer aux mesures sécuritaires en vigueur.
Ce réaménagement s’inscrit dans le cadre du dispositif de maintien de l’ordre et de sécurisation des personnes et des biens dans ces deux entités du Haut-Uélé.
La marche organisée ce mardi 15 septembre par la Coalition Article 64 (C64) contre tout projet de modification de la Constitution relance le débat sur la stratégie de l’opposition congolaise. À Kinshasa, la mobilisation a réuni plusieurs centaines de manifestants autour des différents points de rassemblement annoncés par les organisateurs. Toutefois, l’affluence observée est jugée en deçà des attentes affichées avant cette journée de mobilisation. Réagissant à cette situation, l’opposant Seth Kikuni a appelé les différentes composantes de la C64 à tirer les enseignements de cette expérience et à repenser leur approche. Pour lui, l’opposition doit désormais privilégier une dynamique politique qu’il estime plus susceptible de produire des résultats. Dans cette perspective, Seth Kikuni encourage les membres de la C64 à se rapprocher du mouvement « Sauvons la RDC », dont il défend l’orientation et la capacité à porter, selon lui, une véritable mobilisation populaire autour de la souveraineté nationale. Cette prise de position intervient alors que l’opposition congolaise reste confrontée à des divergences sur les méthodes et les priorités à adopter face aux éventuelles initiatives de changement constitutionnel. Au-delà de la mobilisation du 15 septembre, la sortie de Seth Kikuni met ainsi en évidence les divergences stratégiques qui continuent de traverser l’opposition congolaise, avec, d’un côté, ceux qui misent sur la contestation institutionnelle et, de l’autre, ceux qui plaident pour une mobilisation politique plus radicale. La suite de ces prises de position pourrait déterminer la capacité des différentes plateformes de l’opposition à construire une stratégie commune dans les prochains jours.
Dans un communiqué publié ce mardi 15 septembre 2026, le ministre provincial de la Communication et des Médias, Son excellence Emmanuel ARAMA, porte-parole du Gouvernement provincial du Haut-Uélé, apporte une mise au point face aux rumeurs faisant état d’une prétendue campagne de vaccination contre la maladie à virus Ebola dans certaines écoles, qui serait menée à l’insu des parents.
Dans ce document officiel, référencé N° 11/EAO/003/MIN/CMAPEPTNTICPP/P.HU:2026, le ministre appelle les parents d’élèves et l’ensemble de la population à ne pas céder à la panique face à des messages alarmistes qui circulent actuellement sur les réseaux sociaux.
Son excellence Emmanuel ARAMA précise qu’aucune intervention médicale sur un enfant ne peut être menée clandestinement ni en dehors du cadre établi par les autorités sanitaires compétentes.
Toute éventuelle activité de vaccination doit, selon les autorités provinciales, être officiellement annoncée, réalisée par des équipes sanitaires dûment identifiées et accompagnée d’une information claire destinée aux parents et aux responsables des établissements scolaires.
Les écoles invitées à privilégier les services officielsLe porte-parole du Gouvernement provincial invite les établissements scolaires à collaborer exclusivement avec les services officiels de la Division provinciale de la Santé ainsi qu’avec les structures compétentes de la coordination de la riposte contre la maladie à virus Ebola.
Dans son communiqué, Emmanuel ARAMA demande également à la population de faire preuve de responsabilité dans le partage des informations, en évitant de relayer des contenus non vérifiés susceptibles d’alimenter la peur, la confusion ou la méfiance envers les équipes sanitaires.
Les autorités appellent à signaler toute intervention suspecteLe Gouvernement provincial recommande par ailleurs de signaler immédiatement toute présence suspecte ou toute intervention sanitaire non autorisée au sein d’un établissement scolaire aux autorités scolaires, sanitaires ou politico-administratives compétentes.
Pour le ministre provincial de la Communication et des Médias, la protection des enfants demeure une priorité absolue. Les autorités provinciales assurent vouloir veiller au respect des procédures, à la transparence des interventions sanitaires et à la sécurité de chaque élève.
Cette mise au point intervient dans un contexte où les réseaux sociaux constituent un important canal de diffusion d’informations, mais également de rumeurs susceptibles de susciter l’inquiétude au sein de la population.
Dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, daté du 11 septembre 2026 et portant le numéro 22, l’État-Major Général fait état d’une recrudescence de contenus diffusés notamment sur YouTube, Facebook et TikTok, présentant certains généraux et officiers supérieurs de manière excessivement élogieuse, tandis que d’autres font l’objet de campagnes de dénigrement, de diabolisation ou de mise en cause.
L’État-Major Général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) met en garde contre la multiplication, sur les réseaux sociaux, de campagnes de propagande, de glorification de certains officiers et de dénigrement visant d’autres membres de la hiérarchie militaire.
Selon les FARDC, ces pratiques sont susceptibles d’alimenter de fausses perceptions de compétition au sein de l’institution, d’attiser les divisions et de porter atteinte à la cohésion ainsi qu’au moral des militaires.
L’État-Major Général rappelle à cet effet que l’armée congolaise est fondée sur la discipline, la cohésion, la solidarité, la neutralité, la loyauté et le respect de la hiérarchie.
Il estime que les réseaux sociaux ne doivent en aucun cas devenir un espace de rivalités médiatiques, de promotion personnelle ou de règlements de comptes entre membres des forces armées.
Le communiqué met également en garde contre la diffusion d’informations non vérifiées, de propos diffamatoires, d’accusations infondées, ainsi que de montages audiovisuels ou de récits spéculatifs présentés comme des faits établis, sans source officielle ou crédible.
Les FARDC invitent ainsi les créateurs de contenus, les administrateurs de pages et l’ensemble des internautes à faire preuve de discernement et à vérifier systématiquement la fiabilité des sources avant tout partage.
L’État-Major Général précise par ailleurs que l’évaluation des mérites, des responsabilités et des performances des officiers relève des mécanismes institutionnels et des autorités militaires dûment habilitées, et non des mouvements d’opinion orchestrés sur Internet.
Tout en réaffirmant son attachement à une communication responsable et professionnelle, l’armée encourage les médias et les créateurs de contenus à privilégier une information vérifiée et recoupée, en plaçant au-dessus de toute autre considération l’intérêt supérieur de la Nation, la cohésion des FARDC et la préservation du moral des militaires engagés au front.
Le Directeur du Laboratoire de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), M. Gaby Mampuya, est arrivé ce lundi 14 septembre 2026 à Beni, dans la province du Nord-Kivu, dans le cadre d’une mission d’inspection visant à évaluer le fonctionnement des services de l’OCC dans cette partie du pays.
Cette mission s’inscrit notamment dans le cadre de l’évaluation du fonctionnement du laboratoire de l’OCC/Kasindi, ainsi que de l’identification des besoins urgents de cette structure stratégique dans le contrôle et la certification des produits.
À son arrivée, Gaby Mampuya a été accueilli par le staff local de l’OCC avant d’être reçu en audience par le Commissaire divisionnaire Louis Segond Karawa, vice-gouverneur du Nord-Kivu.
Au cours de leurs échanges, le Directeur du Laboratoire de l’OCC a notamment annoncé la réception, dans les heures qui suivent, d’un important lot de matériel de travail, offert par le Programme alimentaire mondial (PAM).
Il a également annoncé le lancement prochain du contrôle technique des engins roulants au poste frontalier de Kasindi, une initiative qui devrait renforcer les activités de contrôle de l’OCC à cette importante frontière entre la RDC et l’Ouganda.
TSOKAL, Texte tiré dans la cellule de communication du gouvernement provincial.
La communauté Yira-Nande continue de réclamer la libération de Kambere Vithunga Adonis, président du Kyaghanda Yira d’Isiro, ainsi que des jeunes interpellés dans le cadre d’une affaire qui suscite de nombreuses réactions au sein de la communauté.
Selon des informations rapportées par des membres de la communauté, les jeunes concernés étaient venus notamment de Beni et Butembo pour participer à une formation destinée aux futurs écogardes de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), dans le secteur de Maiko-Penge, dans la province du Haut-Uélé.
Cependant, ces jeunes auraient été assimilés à des combattants ADF/NALU, un groupe armé actif dans certaines zones du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Cette assimilation serait à l’origine d’une partie des inquiétudes et des interpellations intervenues à Isiro. La communauté Yira-Nande rejette cette présentation et demande aux autorités d’établir clairement l’identité, le statut et l’objet de la présence de ces jeunes, sur la base d’éléments vérifiables.
Des accusations jugées stigmatisantes Au-delà de cette affaire, plusieurs membres et leaders de la communauté Yira dénoncent ce qu’ils considèrent comme une tendance à associer l’identité Yira-Nande à l’activisme des groupes armés, notamment dans certaines parties de l’espace de l’ancienne Province-Orientale, aujourd’hui subdivisée en Ituri, Haut-Uélé et Bas-Uélé.
La communauté estime que cette confusion entre l’appartenance communautaire et l’appartenance à une milice ou à un groupe armé contribue à alimenter la stigmatisation et le sentiment d’insécurité dont certains de ses membres se disent victimes.
Certains membres de la communauté affirment notamment que des déclarations attribuées à certains leaders communautaires de la région auraient contribué à associer la communauté Yira à l’image de milices ou de groupes armés.
Ces accusations restent toutefois à établir et nécessitent des éléments précis ainsi que la confrontation des différentes versions.
Le président du Kyaghanda Yira toujours détenu Dans ce contexte, Kambere Vithunga Adonis, qui aurait accueilli les jeunes concernés et, selon la communauté, présenté leur présence aux services de sécurité, a été interpellé vendredi dernier.
Il serait actuellement détenu auprès de l’Auditorat militaire d’Isiro, avec les jeunes concernés.
Depuis samedi, plusieurs commerçants Yira ont fermé boutiques, pharmacies, magasins et autres activités commerciales, exigeant notamment la libération de leur président et des jeunes détenus.
Des voix s’élèvent ainsi dans plusieurs milieux pour réclamer une clarification de cette affaire et la présentation des éléments qui fondent les accusations portées contre les personnes interpellées.
La communauté Yira-Nande appelle les autorités provinciales et nationales à faire toute la lumière sur cette affaire, à éviter toute généralisation fondée sur l’identité communautaire et à garantir un traitement individuel de chaque personne sur la base des faits et des preuves.
Elle appelle également au calme et sollicite l’implication des organisations de défense des droits humains afin que les responsabilités soient établies dans le respect de la loi.
La question des infrastructures routières demeure une préoccupation majeure dans la ville de Butembo, face à la dégradation de certains ouvrages essentiels à la mobilité des personnes et des biens, le député provincial Bienvenu Lutsumbi, élu de la ville de Butembo, poursuit son plaidoyer auprès des autorités provinciales afin d’obtenir des interventions urgentes.
Dans une note administrative dont une copie est parvenue à notre rédaction, l’élu provincial attire l’attention du Gouvernement provincial du Nord-Kivu sur la situation de deux infrastructures routières stratégiques : le pont métallique Kabakuli et le pont Vulindi. Adressée au Gouverneur de la province du Nord-Kivu et datée du 10 septembre 2026, cette correspondance porte sur un plaidoyer pour la réparation urgente du pont métallique Kabakuli et la protection du pont Vulindi à Butembo.
Le pont Kabakuli, un ouvrage stratégique pour la mobilité Dans sa correspondance, Bienvenu Lutsumbi fait particulièrement état de la situation du pont métallique Kabakuli, situé dans la cellule Vungi A, quartier Vungi, en commune de Mususa. L’ouvrage aurait récemment été englouti lors du passage d’une benne chargée, entraînant des difficultés importantes pour les usagers de cet axe.
La situation est d’autant plus préoccupante que le pont Kabakuli joue un rôle important dans la circulation locale, particulièrement pendant cette période où les travaux de pose du bitume sur le boulevard Nyamwisi perturbent momentanément certains itinéraires.
Le pont constitue notamment une voie de déviation permettant de relier le centre commercial à l’axe Rughenda. Sa dégradation représente donc un obstacle supplémentaire à la circulation des personnes et des marchandises, avec des conséquences potentielles sur les activités économiques de la ville.
Le pont Vulindi menacé par les érosions Le député provincial attire également l’attention des autorités sur la situation du pont Vulindi, autre ouvrage important pour la mobilité à Butembo.
Menacé par les érosions, cet ouvrage nécessite des mesures de protection afin d’éviter que la dégradation progressive de son environnement n’affecte davantage sa stabilité et son fonctionnement. Pour l’élu provincial, une intervention préventive apparaît nécessaire afin de préserver cet ouvrage et de garantir sa disponibilité pour les usagers. Un plaidoyer directement adressé au Gouvernement provincial
À travers cette note administrative, Bienvenu Lutsumbi sollicite ainsi l’implication du Gouvernement provincial pour apporter des réponses à ces deux préoccupations.
Cette démarche intervient après des échanges engagés avec le Conseiller du Gouverneur du Nord-Kivu chargé des Infrastructures, le Professeur Paul Vikanza, autour de l’urgence de la situation. Le dépôt de cette correspondance vient donc formaliser le plaidoyer de l’élu et attirer davantage l’attention des autorités sur la nécessité d’une intervention technique et administrative.
La correspondance a également été communiquée, pour information, au Président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu à Beni ainsi qu’au Maire de la ville de Butembo. Soulager les usagers et préserver les activités économiques Pour les habitants et les usagers concernés, la réhabilitation du pont Kabakuli et la protection du pont Vulindi constituent des priorités. Ces ouvrages participent directement à la fluidité de la circulation et au transport des personnes et des biens. Le plaidoyer de Bienvenu Lutsumbi vise ainsi à soulager les usagers, sécuriser la mobilité et préserver les activités économiques dans les différents quartiers concernés.
À travers cette initiative, l’élu provincial réaffirme sa volonté de porter auprès des autorités les préoccupations liées aux infrastructures de la ville de Butembo. L’attente repose désormais sur une évaluation technique et une intervention concrète des services compétents, afin que ces deux ouvrages puissent continuer à jouer pleinement leur rôle dans la mobilité urbaine.
La réhabilitation du pont Kabakuli et la protection du pont Vulindi apparaissent ainsi comme deux urgences infrastructurelles pour lesquelles les usagers attendent des réponses rapides et durables.
À l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, le député national élu de Lubero, l’Honorable Bakatsuraki Kavusa Semey, a apporté un appui en fournitures scolaires à des élèves de quinze établissements de l’enseignement de base dans le Graben.
Une initiative destinée à alléger la charge des familles et à favoriser un démarrage effectif des activités scolaires.La rentrée scolaire constitue traditionnellement une période de fortes dépenses pour les ménages.
Dans ce contexte, l’Honorable Bakatsuraki Kavusa Semey a renouvelé son engagement en faveur de l’éducation en mettant à la disposition de plusieurs écoliers des fournitures nécessaires à leur parcours scolaire.L’activité s’est déroulée du 7 au 8 septembre 2026, à travers une opération de distribution organisée dans quinze établissements scolaires de la région. La remise des kits a été assurée par Maître Mumbere Hadoko Héritier, assistant parlementaire de l’élu national.Les bénéficiaires, issus principalement des classes de 1re à 4e années, ont reçu des cartables ainsi que diverses fournitures scolaires destinées à leur permettre d’entamer l’année académique dans des conditions plus favorables.
Les établissements concernés sont notamment les EP Bukununu, Yighalika, Kiviriri, Kanyatsi, Furaha, Mutiri, Kiriva, Katundu, Mutswambi/Kasisi, Matolu, École maternelle Matolu, Lunyasenge, Mulera/Lunyasenge, Kiamba/Muyirimbo et Musuku.
Au-delà de la dimension sociale de cette action, l’initiative se veut également un accompagnement des efforts visant à favoriser l’accès des enfants à l’enseignement de base. Elle intervient dans un contexte où la question des conditions matérielles d’apprentissage demeure un enjeu important pour de nombreuses familles.
Dans les différents établissements bénéficiaires, parents, enseignants et membres de la communauté scolaire ont exprimé leur satisfaction, saluant un geste qui intervient au moment où les ménages font face à de nombreuses dépenses liées à la rentrée.
Pour l’entourage de l’élu, cette démarche traduit une volonté de maintenir l’éducation parmi les priorités de son action en faveur de la population de Lubero, notamment à travers des initiatives destinées à soutenir les enfants et les familles durant les périodes scolaires.
À travers cette nouvelle action, Bakatsuraki Kavusa Semey réaffirme ainsi son engagement à accompagner, à son niveau, les efforts en faveur de l’éducation et du bien-être des élèves dans sa circonscription.
Un tank de plusieurs milliers de litres tombé d’un camion a percuté sa moto et l’a projeté à plus de 20 mètres. Sain et sauf, le journaliste parle d’une protection divine, mais reste marqué par un choc psychologique intense.
Le 05 septembre 2026 restera une date inoubliable pour le journaliste Laurent TSONGO TSOKAL. Alors qu’il célébrait son anniversaire, il a échappé de justesse à un accident qui aurait pu lui coûter la vie sur l’axe routier Kyondo-Kyavinyonge, dans la province du Nord-Kivu.
Selon les informations recueillies, un camion transportant plusieurs réservoirs d’eau, notamment des tanks d’une capacité de 3 000 litres et 2 000 litres, ainsi que des panneaux triplex provenant de l’Ouganda via le port de Kyavinyonge, a été impliqué dans un accident de circulation.Au cours de cet incident, l’un des tanks transportés par le camion serait tombé et aurait violemment percuté le journaliste qui circulait à moto dans le cadre d’une mission privée. Sous la force du choc, Laurent TSONGO TSOKAL et sa moto auraient été projetés sur une distance estimée à plus de 20 mètres.Malgré la violence de l’impact, aucun décès n’a été enregistré.
Le journaliste est sorti vivant de cet accident, même s’il ressent des douleurs et certaines blessures internes liées au choc. Sa moto a été endommagée et un panneau solaire qu’il transportait a également été cassé.
Après l’accident, il a regagné la ville de Butembo pour recevoir des soins et effectuer les contrôles nécessaires.Un choc psychologique après avoir frôlé la mortAu-delà des dégâts matériels et des blessures physiques, cet accident a laissé une forte empreinte psychologique sur la victime. Depuis cet événement, le journaliste affirme vivre des moments de grande tension et de stress intense en repensant à la scène.Il explique notamment être hanté par une question : que serait-il arrivé si le tank avait atteint directement sa tête ?Cette pensée revient régulièrement après avoir constaté la violence du choc et la distance parcourue lors de l’accident. Pour lui, cette journée d’anniversaire aurait pu devenir une journée de deuil.
« Dieu m’a sauvé »
Le journaliste considère sa survie comme une grâce divine.
« Ce 05 septembre, qui était aussi le jour de mon anniversaire, pouvait être une journée de tristesse pour ma famille et mes proches. Mais Dieu a permis que je reste en vie. La mort n’a pas répondu présente à ce rendez-vous », témoigne-t-il.
Laurent TSONGO TSOKAL est journaliste à Radio Paon FM Butembo, reporter du média en ligne Les Volcans News et collaborateur de la Radio Communautaire de Kavetya Lubero. Il évolue dans le secteur médiatique de la ville de Butembo depuis 2021.Cet accident relance une nouvelle fois la question de la sécurité routière et du contrôle des chargements des véhicules de transport sur les routes du Nord-Kivu, où le mauvais arrimage des marchandises lourdes peut entraîner des conséquences dramatiques.Pour Laurent TSONGO TSOKAL, cette épreuve restera désormais comme un rappel de la fragilité de la vie et une occasion de rendre grâce pour avoir échappé au pire.
La controverse s’intensifie autour de la présence des combattants Wazalendo dans le territoire de Mambasa, en Ituri.
Quelques jours après l’appel de l’administration territoriale demandant à ces combattants de quitter l’Ituri pour rejoindre le Nord-Kivu, Kambale Ruguene PK, chef du groupe « Bana Bateseka », prend publiquement le contrepied de cette décision. Dans une position rapportée après la publication du communiqué officiel du 3 septembre, Kambale Ruguene PK demande au gouverneur de l’Ituri de ne pas procéder au retrait des Wazalendo, estimant que leur présence demeure nécessaire dans le contexte sécuritaire actuel.
Un appel motivé par la lutte contre les ADF Selon cette position, les Wazalendo présents dans cette partie de l’Ituri participeraient aux côtés des FARDC aux opérations visant les combattants ADF, particulièrement dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Cette déclaration intervient alors que l’administrateur du territoire de Mambasa, le commissaire supérieur principal Matadi Muyapandi Jean-Baptiste, avait annoncé des opérations militaires contre des éléments armés présentés comme des Wazalendo dans plusieurs zones, notamment Bango, Mayuwano et Some PK 26.
L’administration territoriale accuse notamment ces groupes d’avoir érigé des barrières sur les routes menant vers des sites miniers et de se livrer à des actes de tracasserie contre les habitants.
Deux positions qui s’opposent D’un côté, l’administration territoriale veut voir les Wazalendo quitter l’Ituri afin de laisser aux forces régulières, avec l’appui de leurs partenaires, la responsabilité de la sécurisation de la population et de la lutte contre les ADF. De l’autre, Kambale Ruguene PK plaide pour leur maintien, invoquant leur contribution aux opérations sécuritaires menées contre les groupes armés.
Cette opposition de positions intervient dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans la région, où la question de la présence et du rôle des groupes armés dits Wazalendo continue de susciter des débats.
Le président du Daring Club Virunga, Patrick Munyomo, a adressé un message de soutien et de solidarité à Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football association (FIFA), dans les circonstances qu’il traverse.
Au nom du Comité de coordination, des joueurs, du staff technique, des supporters et de l’ensemble de la grande famille du DC Virunga, Patrick Munyomo réaffirme l’attachement du club aux valeurs fondamentales du football, notamment la fraternité, le respect, la solidarité, le fair-play et l’unité.
Dans son message, le président du club congolais rappelle que le football ne doit pas être perçu uniquement comme une compétition sportive. Il constitue également, selon lui, un important outil de rassemblement, de cohésion et de promotion de la paix.« Le football est avant tout une école de fraternité, de respect, de solidarité et d’unité », souligne Patrick Munyomo.
Le dirigeant du DC Virunga assure ainsi Gianni Infantino du soutien de son club et lui souhaite force, sagesse et détermination dans l’accomplissement de sa mission à la tête du football mondial.Depuis Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo, cette prise de position vient également rappeler le rôle que le sport peut jouer dans la promotion du vivre-ensemble et de la paix.
Patrick Munyomo conclut son message par un appel à l’unité autour du football : « Ensemble pour un football uni, solidaire et porteur de paix. »
Entre impératif sécuritaire et risque sanitaire, les déplacements massifs de civils suscitent de nouvelles inquiétudes dans la chefferie des Babila-Babombi La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la chefferie des Babila-Babombi, en territoire de Mambasa, dans la province du Nord-Kivu. Face à l’activisme des combattants ADF, plusieurs populations civiles seraient contraintes de quitter leurs milieux de vie pour se réfugier dans des agglomérations qu’elles considèrent comme relativement sécurisées.
Le constat a été rapporté ce jeudi 3 septembre par Zéphanie Kathaliko, défenseur des droits humains basé à Biakato.
Selon cet acteur de la société civile, ces déplacements massifs entraînent une forte concentration de personnes dans certaines agglomérations, une situation qui pourrait accroître la vulnérabilité des populations, notamment sur le plan sanitaire.
La menace Ebola au cœur des préoccupations
Cette nouvelle concentration de populations intervient alors que la région fait face à l’épidémie de maladie à virus Ebola. Zéphanie Kathaliko exprime ainsi ses craintes de voir les déplacements et regroupements de personnes favoriser la propagation de la maladie.
Il évoque notamment le phénomène appelé « Ghotsera », devenu fréquent dans certaines agglomérations, qui contribuerait à accentuer la mobilité et la concentration des populations.
Dans ce contexte, le défenseur des droits humains insiste sur la nécessité de renforcer simultanément la réponse sécuritaire et sanitaire afin d’éviter que la crise sécuritaire ne se transforme en facteur aggravant de la crise sanitaire.
Appel à une intervention rapide des autorités
Face à cette situation, Zéphanie Kathaliko appelle les autorités militaires à accélérer les opérations visant à sécuriser et pacifier la région, afin de permettre aux populations déplacées de retrouver leurs milieux de vie dans des conditions sécurisées.
Il exhorte également la population à faire preuve de vigilance et à respecter strictement les mesures barrières et les recommandations sanitaires, particulièrement dans les zones où les déplacements et les rassemblements sont importants.
Dans une région confrontée simultanément aux défis sécuritaires et sanitaires, la protection des civils demeure ainsi un enjeu majeur. La sécurisation des zones affectées et la prévention de la propagation d’Ebola apparaissent comme deux priorités indissociables pour réduire la vulnérabilité des communautés.
En marge de ses vacances parlementaires, l’honorable Thadée Kambere, élu du parti politique Debout la Patrie, a échangé avec les membres et représentants de sa base de Lubero, au cours d’une rencontre organisée dans la salle de réunion du centre d’accueil Agapé.
Cette rencontre avait pour objectif de recueillir les préoccupations exprimées par la population, d’évaluer leur impact sur les conditions de vie des communautés et d’identifier les principales priorités sociales nécessitant une attention particulière.
Au cours des échanges, les représentants de la base ont présenté différentes difficultés auxquelles la population est confrontée au quotidien, notamment dans plusieurs secteurs jugés essentiels au bien-être social et au développement de la communauté.
Pour l’élu, ces consultations constituent un cadre important d’écoute et de dialogue avec la base. Elles permettent de mieux comprendre les réalités vécues sur le terrain et de rapprocher davantage l’action parlementaire des préoccupations de la population.
Les recommandations issues de cette rencontre devraient servir de référence dans la formulation et la transmission des différentes préoccupations auprès des instances compétentes.
À travers cette initiative, l’honorable Thadée Kambere entend ainsi maintenir un dialogue permanent avec sa base et accorder une attention particulière aux enjeux sociaux soulevés par la population de Lubero.
La rencontre s’inscrit dans le cadre des activités menées pendant ses vacances parlementaires, période consacrée notamment aux échanges avec les communautés et à la remontée des préoccupations locales.
Face à la progression de l’épidémie, l’élu de Butembo saisit officiellement la ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté Alors que les activités scolaires ont officiellement repris le mardi 1er septembre 2026, la situation épidémiologique liée à la maladie à virus Ebola continue de susciter de vives inquiétudes dans plusieurs zones de la République démocratique du Congo.
Dans une correspondance datée du 31 août 2026, le député national Mumbere Mukweso Remyxon, élu de la ville de Butembo, a saisi la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, sollicitant le report d’un mois de l’ouverture des activités scolaires et parascolaires dans les zones affectées par l’épidémie à virus Ebola.
La demande concerne notamment, dans la province de l’Ituri, les zones de Mungwalu, Bunia, Rwampara, Nyakunde, Nizi, Logo, Nia-Nia et Fataki, ainsi que, dans le Nord-Kivu, Butembo, Lubero et Beni. Des enfants particulièrement exposés
Dans sa correspondance, le parlementaire estime que la promiscuité propre au milieu scolaire, combinée aux difficultés de faire respecter rigoureusement les mesures barrières, pourrait favoriser la transmission du virus. Il attire particulièrement l’attention sur les enfants de la maternelle et des premières classes de l’enseignement primaire, pour lesquels l’application stricte des mesures de prévention peut s’avérer particulièrement difficile.
Le député souligne également la précarité des conditions de fonctionnement de nombreuses écoles. Selon lui, si certains établissements disposent des moyens nécessaires pour se procurer des équipements sanitaires tels que des dispositifs de lavage des mains, thermoflashs et gels hydroalcooliques, la majorité des écoles éprouverait des difficultés à réunir cette logistique.
La riposte encore confrontée à d’importants défis Rémy Mukweso évoque également les difficultés persistantes dans la prise en charge des cas confirmés et le suivi des contacts, dans un contexte marqué, selon sa correspondance, par une croissance importante des contaminations et la persistance de décès communautaires. Il cite notamment la construction en urgence de quatre nouveaux Centres de Traitement d’Ebola (CTE) dans la seule ville de Butembo, qu’il présente comme un indicateur de l’ampleur de la situation sanitaire.
Le député fait par ailleurs référence à la situation épidémiologique observée au 24 août 2026, indiquant que, selon les éléments auxquels il se réfère, la courbe épidémique n’était pas encore infléchie.
Un mois pour renforcer la riposte Pour l’élu de Butembo, un report temporaire de la rentrée dans les zones touchées permettrait de réduire les risques d’exposition et de transmission au sein des établissements scolaires.
Il estime également que ce délai donnerait aux services de riposte, sous la coordination du ministère de la Santé, davantage de temps pour renforcer la prise en charge des cas confirmés, la surveillance épidémiologique et les actions visant à interrompre la chaîne de transmission.
La correspondance, adressée à la ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, met ainsi le gouvernement face à un choix délicat : maintenir les activités scolaires malgré le contexte épidémique ou prendre des mesures exceptionnelles pour réduire les risques de propagation dans les établissements.
La demande du député intervient ainsi au lendemain de la rentrée scolaire du 1er septembre et appelle une réponse rapide des autorités compétentes, particulièrement pour les zones directement affectées par l’épidémie.
La commune de Lubero dispose désormais d’une nouvelle équipe dirigeante du Comité Local de Paix et de Développement (CLPD). L’élection s’est tenue ce mardi 1er septembre 2026, au terme d’un processus démocratique et transparent supervisé par la Commission Provinciale d’Appui à la Paix et au Développement (CPAP/Nord-Kivu).
À l’issue de ce scrutin, Madame MAKULE Hélène a été élue deuxième vice-présidente du CLPD. L’élection du premier vice-président est, quant à elle, attendue prochainement.
Dans le secrétariat, le Pasteur anglican Léon et Monsieur MUHINDO Vuseghesa ont été élus respectivement premier et deuxième secrétaires.
L’autorité communale appelle à la collaboration
Le président du CLPD, qui est également bourgmestre de la commune de Lubero, BALIKWSHA KAVAHWERE Kivete Joseph, a appelé la nouvelle équipe à travailler en étroite collaboration avec les autorités et l’ensemble des acteurs de la communauté.
Dans son intervention, il a insisté sur la véritable vocation du CLPD, qui doit rester un espace de concertation au service de la communauté.
« Le CLPD n’est pas un jeu de cash-cash pour des intérêts égoïstes. C’est un cadre de concertation qui vise à booster le développement de notre entité. »
Un appel qui traduit la volonté de voir cette structure contribuer concrètement à la recherche des solutions aux problèmes de la population et à la promotion du développement local.
La participation des femmes mise en avant
De son côté, Madame MAKULE Hélène, désormais deuxième vice-présidente du CLPD, a souligné l’importance de l’implication des femmes dans les initiatives de développement.
« Le développement n’est pas une affaire d’hommes, il exige la participation de la femme. »
Une déclaration qui met en lumière la nécessité d’une participation inclusive des différentes composantes de la société dans la gestion et le développement de la commune de Lubero.
Des responsables désignés dans les quatre commissions
Au-delà de l’équipe dirigeante du CLPD, un président et un secrétaire ont également été élus pour chacune des quatre commissions qui composent cette structure.
Ces différentes commissions devront contribuer, chacune dans son domaine, à la réflexion, à la concertation et à la mise en œuvre des initiatives susceptibles de favoriser la paix et le développement au niveau local.
Un processus accompagné par la CPAP/Nord-Kivu
Ces élections interviennent après une journée de formation et d’échanges particulièrement serrés, organisée lundi, avant la tenue du scrutin.
Le processus électoral a été supervisé par la Commission Provinciale d’Appui à la Paix et au Développement (CPAP/Nord-Kivu), dans le souci de garantir un processus transparent, inclusif et conforme aux principes de participation communautaire.
Avec cette nouvelle équipe, les attentes sont désormais nombreuses. Le défi sera de transformer le CLPD en un véritable espace de dialogue et d’action capable de contribuer efficacement à la consolidation de la paix, au renforcement de la cohésion sociale et au développement de la commune de Lubero.
Le poste de santé Espoir situé dans l’aire de santé de Kivika, au quartier Kamesimbonzo, dans la commune de Bulengera, a été incendié dans la nuit du lundi au mardi 01 septembre 2026.
Selon les informations communiquées par John Kameta, président de la Société civile de la commune de Bulengera, les auteurs ainsi que les causes de cet acte restent, jusqu’à présent, inconnus.
Cette situation intervient alors que, selon la Société civile, les actes similaires seraient devenus de plus en plus récurrents dans la zone depuis le début de l’épidémie du virus Ebola.
Aucun lien de causalité entre ces incendies et l’épidémie ne peut toutefois être établi à ce stade sans les conclusions d’une enquête.
Face à cette situation préoccupante, la Société civile de Bulengera appelle les services compétents à diligenter des enquêtes approfondies afin d’identifier les auteurs, d’établir les circonstances de l’incendie et de déterminer les motivations derrière cet acte.
Elle demande également que les responsables, une fois identifiés, soient poursuivis conformément à la loi de la République démocratique du Congo.
Décédé samedi dans un accident de circulation à Bwerera, le policier de la PCR laisse également un vide dans la famille sportive de Lubero,le Groupement Sportif de Lubero-Centre (G.S.L-C) a exprimé sa profonde consternation à la suite de la disparition tragique du commissaire Kakule Kalwahali Jean-Claude, agent de la Police de Circulation Routière (PCR) de Lubero et secrétaire de l’Association Sportive Bukano Sport. Le drame s’est produit au crépuscule du samedi 29 août 2026, à Bwerera, à l’entrée nord de la commune de Lubero, sur la Route Nationale numéro 2 (RN2), axe Lubero-Butembo.
Selon les informations disponibles, le commissaire Kalwahali regagnait son domicile après son service lorsqu’il est entré en collision avec un vélo lourdement chargé de bois. Dans la violence du choc, un morceau de bois aurait pénétré dans sa poitrine, lui causant une blessure mortelle.
Son corps a été acheminé à la morgue de l’Hôpital Général de Référence de Lubero. Le propriétaire du vélo impliqué dans l’accident aurait pris la fuite après les faits,l’engin a toutefois été saisi par la Police de Circulation Routière, qui poursuit les investigations afin de déterminer avec précision les circonstances du drame.
Le football de Lubero perd également l’un des siens Au-delà de son uniforme de policier, Kakule Kalwahali Jean-Claude était fortement engagé dans le mouvement sportif local. Il assumait les fonctions de secrétaire de l’AS Bukano Sport, où il participait à la gestion et à l’organisation de l’équipe.
Sa disparition représente donc une perte qui dépasse le seul cadre familial ou professionnel. Elle touche également les dirigeants sportifs, les joueurs, les entraîneurs et les nombreux jeunes qui évoluent dans le football de Lubero. Pour l’AS Bukano Sport, le coup est particulièrement dur. Le club avait déjà été endeuillé, il y a quelques mois, par la disparition de son entraîneur. La mort de son secrétaire sportif vient ainsi ajouter une nouvelle épreuve à une équipe déjà éprouvée par le deuil.
Le communiqué du G.S.L-C : un hommage à un homme dévoué Dans un communiqué rendu public ce dimanche 30 août 2026, le Groupement Sportif de Lubero-Centre, à travers son Comité exécutif, a fait part de sa profonde tristesse après l’annonce de la mort du responsable de l’AS Bukano Sport.
Dans ce message adressé à la famille de l’AS Bukano Sport et à l’ensemble de la famille sportive de Lubero, le G.S.L-C reconnaît les services rendus par le disparu au club et au football local. Le communiqué salue notamment son dévouement et son sens du travail bien fait, des qualités qui, selon le Groupement Sportif, resteront dans la mémoire de ceux qui l’ont côtoyé.
« Le disparu a rendu de loyaux services à notre cher club et au football de Lubero en général. Son dévouement et son sens du travail bien fait resteront à jamais gravés dans nos mémoires. »
À travers ce message, le G.S.L-C adresse ses condoléances les plus attristées à la famille biologique du défunt, à l’AS Bukano Sport ainsi qu’à toute la famille sportive de Lubero. Une PCR également éprouvée La disparition du commissaire Kalwahali intervient par ailleurs dans une période particulièrement douloureuse pour la PCR de Lubero.
Le service venait en effet de perdre, il y a environ un mois, son ancien chef, décédé des suites d’une longue maladie. En quelques semaines, la PCR de Lubero est donc confrontée à une nouvelle disparition, cette fois dans des circonstances accidentelles et brutales. Un décès qui relance les préoccupations sur la sécurité routière Le drame de Bwerera vient également rappeler les risques auxquels sont exposés quotidiennement les usagers de la RN2, particulièrement sur l’axe Lubero-Butembo.
La circulation des vélos transportant de lourdes charges, notamment du bois, soulève régulièrement des questions liées à la sécurité des usagers et à la nécessité d’un meilleur respect des règles de circulation.
Dans le cas présent, les circonstances exactes de l’accident devront être établies par les services compétents, alors que le propriétaire du vélo impliqué demeure recherché. Une double perte pour la communauté de Lubero Policier au sein de la PCR, engagé dans la vie communautaire et responsable sportif auprès de l’AS Bukano Sport, Kakule Kalwahali Jean-Claude laisse un vide dans plusieurs milieux de la commune de Lubero.
Sa disparition brutale prive la PCR d’un de ses éléments et le football local d’un responsable qui, selon le G.S.L-C, avait consacré ses efforts au service de son club et du développement du sport. En présentant ses condoléances, le monde sportif de Lubero rend ainsi hommage non seulement au policier mort en service, mais aussi à l’homme engagé aux côtés de la jeunesse et du football local.
La famille biologique, les collègues de la PCR, l’AS Bukano Sport et l’ensemble de la famille sportive de Lubero sont désormais réunis dans le deuil. Que son âme repose en paix.
Le professeur Dr Bengeya Machozi Déo, enseignant à l’Institut Supérieur de Commerce (ISC) de Goma, a publiquement décliné une nomination au sein du Comité de gestion de l’ISC de Bukavu, qu’il affirme avoir découverte sans avoir été préalablement consulté ni sollicité.
Dans une correspondance adressée à la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, datée du 26 août 2026 à Lausanne, en Suisse, le professeur Bengeya explique avoir appris sa nomination par les réseaux sociaux.Il affirme avoir été désigné au poste de Secrétaire général à la Recherche au sein du Comité de gestion de l’ISC Bukavu, alors qu’il se trouvait hors du pays.
Dans sa lettre, il précise sans ambiguïté qu’il ne reconnaît pas cette désignation et refuse l’offre qu’il attribue à l’AFC/M23.« Étant en Suisse pour raison de l’évangile, je vous rassure que je refuse l’offre de l’AFC/M23 », écrit-il dans sa correspondance.Une prise de position au nom de l’éthique professionnelleAu-delà du refus de la fonction, le professeur Bengeya met en avant ses responsabilités professionnelles et ecclésiastiques.
Il indique notamment être expert-comptable et membre de l’ONEC RDC, et explique que ces engagements, ainsi que sa volonté de demeurer enseignant et chercheur, motivent son refus de siéger dans un comité de gestion.Cette démarche intervient alors que plusieurs établissements d’enseignement supérieur des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu évoluent dans un environnement institutionnel profondément bouleversé par le conflit armé.
Le geste du professeur Bengeya est ainsi présenté par ses soutiens comme un acte d’indépendance intellectuelle, d’éthique professionnelle et de patriotisme, dans un contexte où la légitimité des autorités et décisions prises dans les territoires contrôlés par l’AFC/M23 fait l’objet de contestations.
Un message aux universitairesCette renonciation pourrait également ouvrir un débat plus large sur la place des universitaires dans les situations de crise politique et militaire. Pour ses défenseurs, accepter une fonction sans consentement préalable ou dans un cadre institutionnel contesté peut exposer les universitaires à une instrumentalisation de leur expertise et de leur réputation.
Le cas Bengeya pourrait dès lors servir de signal à d’autres enseignants et professeurs dont les noms auraient été associés à des nominations dans les mêmes circonstances.« Une nomination sans consentement est une prise d’otage intellectuelle. Dites non », soutiennent ses partisans, appelant les universitaires à préserver leur indépendance et la crédibilité des institutions académiques.
La correspondance du professeur Bengeya constitue, en tout état de cause, une prise de position personnelle claire : il renonce à la fonction qui lui a été attribuée et affirme vouloir poursuivre sa carrière dans l’enseignement et la recherche.
Le discours de Félix Tshisekedi du 27 août 2026 fait écho à plusieurs préoccupations exprimées par l’Honorable Simisi Obed, Député national élu de la circonscription électorale de Lubero
Le discours prononcé le 27 août 2026 par le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, autour du dialogue national pour la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État, continue de susciter des réactions et des analyses à travers le pays. Dans la région de Beni-Lubero, certains observateurs établissent notamment un rapprochement entre les orientations annoncées par le Chef de l’État et plusieurs préoccupations précédemment exprimées par l’Honorable Simisi Obed, Député national élu de la circonscription électorale de Lubero, lors de son intervention dans le média EKA NEWS de Butembo. Cette proximité de discours soulève une interrogation qui mérite d’être examinée avec sérieux : s’agit-il d’une simple coïncidence ou d’une convergence de vision concernant les solutions à apporter aux crises que traverse la République démocratique du Congo ?
UN DIALOGUE QUI VEUT DONNER LA PAROLE AUX PROVINCES
Dans son adresse à la Nation, le Président Félix Tshisekedi a annoncé un processus de dialogue national qui devrait commencer par des consultations dans les 26 provinces, avant des assises nationales à Kinshasa. L’objectif affiché est de faire participer un éventail large de la société congolaise : acteurs politiques, société civile, autorités coutumières et religieuses, jeunes, femmes, entrepreneurs, agriculteurs, universitaires, professionnels de santé et membres de la diaspora. Cette démarche donne une importance particulière à la participation des communautés et des forces vives des provinces. Or, c’est justement l’une des dimensions que l’Honorable Simisi Obed, Député national de Lubero, avait mises en avant dans son intervention sur EKA NEWS : la nécessité de prendre en compte les réalités vécues par les populations et de faire remonter les préoccupations locales au niveau national.
DES CAUSES PROFONDES À TRAITER
Le Président de la République a également insisté sur la nécessité de s’attaquer aux causes profondes des crises qui affectent le pays. Parmi les questions évoquées figurent notamment l’insécurité, les conflits fonciers et coutumiers, les tensions communautaires, la gouvernance, le développement et la cohésion nationale. Cette approche dépasse ainsi les seules questions de positionnement politique. Elle invite à rechercher les racines des crises dans les réalités quotidiennes des Congolais : insécurité persistante, pauvreté, chômage des jeunes, conflits communautaires, problèmes fonciers, faiblesse de certains services publics et insuffisance des opportunités économiques. Dans cette perspective, les réflexions exprimées par les représentants des populations, notamment ceux des zones affectées par les conflits, peuvent constituer une contribution importante au débat national.
SIMISI OBED : UNE PAROLE LOCALE QUI REJOINT LE DÉBAT NATIONAL ?
L’intervention de l’Honorable Simisi Obed sur EKA NEWS prend dès lors une dimension particulière. En tant que Député national élu de la circonscription électorale de Lubero, sa parole s’inscrit dans une réalité locale marquée par des défis sécuritaires, sociaux et économiques majeurs. Lorsque certaines préoccupations exprimées dans ce cadre semblent rejoindre les orientations annoncées quelques jours ou semaines plus tard au niveau national, la comparaison devient naturellement intéressante. Mais il convient de rester prudent. À ce stade, rien ne permet d’affirmer que le discours présidentiel constitue une reprise directe des déclarations de l’Honorable Simisi Obed. La similitude peut relever d’une convergence de réflexion face aux mêmes réalités nationales. L’enjeu n’est donc pas de déterminer artificiellement qui aurait été le premier à formuler telle ou telle idée, mais plutôt de constater que certaines préoccupations exprimées depuis la base semblent désormais occuper une place importante dans l’agenda national.
LE RÔLE DES MÉDIAS LOCAUX
Cette situation met également en évidence le rôle des médias locaux dans la construction du débat national. EKA NEWS, à Butembo, constitue notamment un espace où les responsables politiques et les acteurs de la société peuvent exposer leurs analyses, leurs préoccupations et leurs propositions. Dans un pays aussi vaste que la RDC, le dialogue national ne peut être crédible s’il reste limité aux grandes institutions de Kinshasa. Les voix de Lubero, Beni, Butembo, Goma, Bukavu et des autres territoires et provinces doivent également être entendues. C’est précisément l’un des défis du processus annoncé par le Président de la République : transformer les réalités locales en matière de réflexion et de décision au niveau national.
LE VÉRITABLE TEST SERA CELUI DES RÉSULTATS
L’annonce du dialogue constitue une étape importante. Mais le véritable défi sera de traduire les discussions en décisions et les décisions en actions concrètes. Les populations attendent des réponses sur la sécurité, le développement, l’emploi des jeunes, la gouvernance, la justice, la cohésion sociale et l’amélioration des conditions de vie. Le dialogue devra donc être jugé non seulement sur la qualité des participants ou la pertinence des discours, mais surtout sur sa capacité à produire des solutions durables.
COÏNCIDENCE OU CONVERGENCE ?
Le rapprochement entre les déclarations de l’Honorable Simisi Obed, Député national élu de la circonscription électorale de Lubero, sur EKA NEWS et le discours du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo du 27 août 2026 ouvre ainsi un débat intéressant. Coïncidence ? Convergence de vision ? Ou simple lecture similaire des réalités congolaises ? La prudence impose de laisser les faits parler. Mais cette situation rappelle une vérité essentielle : les idées ne connaissent pas de frontières provinciales. Une réflexion née à Butembo ou à Lubero peut parfaitement rejoindre une préoccupation nationale lorsqu’elle répond aux aspirations profondes de la population. Le futur dialogue national sera donc une occasion de vérifier si les différentes voix de la République pourront réellement se rencontrer autour d’un objectif commun : construire la paix, renforcer la cohésion nationale et ouvrir une nouvelle perspective de développement pour la République démocratique du Congo.
Lubero, 30 décembre 2025 — L’Hôpital général de référence de Lubero a marqué son centenaire à l’occasion d’une cérémonie organisée ce mardi 30 décembre 2025. Créé en 1925 sous l’administration coloniale belge, cet établissement sanitaire totalise ainsi cent années de service en faveur de la population locale et des patients venus de différents horizons.
La célébration a été marquée notamment par une célébration religieuse au cours de laquelle le curé de la paroisse Bon Pasteur de Lubero, l’abbé Kahindo Tsongo Dieudonné, a exhorté les chrétiens et les professionnels de santé à promouvoir l’amour, le pardon et la réconciliation, conformément aux enseignements de Jésus-Christ.
Dans son homélie, le prêtre a également interpellé les responsables du secteur de la santé sur la nécessité de travailler dans l’intérêt de la population et dans un esprit de transparence. Il a insisté sur l’importance d’améliorer les conditions de fonctionnement de l’Hôpital général de référence de Lubero, au terme de ses cent années d’existence.
Un plaidoyer pour des infrastructures adaptées
L’un des temps forts de cette célébration a été le plaidoyer adressé au Président de la République, par l’intermédiaire de l’administrateur militaire de Lubero, Kiwewa Mitela Alain.
L’appel porte notamment sur la modernisation de l’Hôpital général de référence de Lubero ainsi que d’autres structures sanitaires de la région. Selon les intervenants, plusieurs bâtiments utilisés par ces établissements remontent à l’époque coloniale et nécessitent aujourd’hui une réhabilitation ou une modernisation afin de répondre aux exigences actuelles en matière de soins de santé.
Après un siècle de fonctionnement, les acteurs locaux estiment que la modernisation des infrastructures sanitaires constitue un enjeu important pour améliorer la prise en charge des patients de la zone de santé de Lubero et des territoires environnants.
À travers ce plaidoyer, c’est également une demande de la population locale qui est formulée : voir les infrastructures sanitaires bénéficier d’investissements à la hauteur des besoins actuels.
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