NORD-KIVU : EBOLA, SÉCURITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CENTRE DES ÉCHANGES ENTRE LE GOUVERNEUR SOMO KAKULE ET LA SOCIÉTÉ CIVILE

Le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Somo Kakule Évariste, a présidé une rencontre avec des représentants de la société civile venus de différentes parties de la province mardi 20 octobre 2036 à beni chef lieu provisoire de la province du Nord Kivu.

Les échanges ont porté sur trois enjeux majeurs : la riposte contre Ebola, la situation sécuritaire et la poursuite des projets de développement.Concernant la lutte contre Ebola, les forces vives ont promis d’accompagner les efforts de sensibilisation communautaire afin de contribuer à interrompre la chaîne de transmission du virus. Elles ont souligné l’importance de la mobilisation de la population dans la riposte sanitaire.

Sur le plan sécuritaire, les représentants de la société civile ont exprimé leur déception face à la poursuite de la rébellion, qu’ils associent à l’ancien président Joseph Kabila à travers le Front de résistance nationale (FRN), malgré les processus de paix en cours. Cette préoccupation a été évoquée dans un contexte marqué par les défis persistants de sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo.

Le troisième point a concerné le développement économique et les infrastructures.

Les participants ont notamment soutenu le maintien des taxes conventionnelles sur les produits pétroliers, à condition qu’elles soient strictement encadrées et que les recettes contribuent effectivement à la réalisation des projets prioritaires, dont les travaux de l’aéroport de Beni-Mavivi.

À l’issue de cette rencontre, John Banyene, président de la société civile du Nord-Kivu, s’est exprimé sur les principales préoccupations soulevées par les forces vives provinciales.La rencontre a ainsi permis de mettre en avant les attentes de la société civile en matière de santé publique, de sécurité et de développement, tout en soulignant la nécessité d’une collaboration entre les autorités et les communautés.

Rédaction

AFFAIRE MAÎTRE WAKILONGO: LE BARREAU DU NORD-KIVU PORTE PLAINTE CONTRE LE COMMISSAIRE NGONZELA NGOGBE

Le Barreau du Nord-Kivu a officiellement déposé une plainte contre le commissaire de police NGONZELA NGOGBE Georges, mis en cause dans l’agression présumée de Maître WAKILONGO KYATANGWALWA Papy, survenue à Butembo le 17 octobre dernier.

Le Bâtonnier FAZILA PALUKU César, accompagné de membres du Conseil de l’Ordre et de plusieurs avocats, a effectué cette démarche auprès des autorités policières provinciales. Selon les informations communiquées à cette occasion, l’officier mis en cause a été placé en détention et suspendu de ses fonctions dans l’attente de l’issue de l’enquête.

Dans une lettre ouverte, Me Vianney Kanzira, avocat au Barreau du Nord-Kivu, dénonce des faits particulièrement préoccupants. Selon son témoignage, son confrère aurait été frappé, menacé avec une arme, menotté puis détenu après avoir protesté contre le comportement de l’officier.Pour Me Kanzira, cette affaire dépasse le cadre professionnel et pose la question du respect des droits fondamentaux ainsi que des limites de l’autorité publique. Il estime que l’uniforme et le grade ne sauraient justifier des actes de violence ou soustraire leurs auteurs présumés à la justice.

Le Bâtonnier a, pour sa part, rappelé que l’avocat joue un rôle essentiel dans un État de droit et que le respect dû à sa profession est indispensable au bon fonctionnement de la justice. Il a également salué la mobilisation des avocats autour de cette démarche.Le Barreau du Nord-Kivu appelle ainsi, à travers cette action, à l’établissement des responsabilités et au respect de la loi.

L’enquête devra permettre de déterminer les circonstances exactes des faits et les responsabilités éventuelles des personnes concernées.

rédaction

LUOTU : PLUS DE CINQ MAISONS VISÉES PAR UN DÉGUERPISSEMENT CONTESTÉ À MUTAMBI

Plus de cinq maisons ont été démolies lors d’une opération de déguerpissement dont les circonstances restent à éclaircir, ce mardi 20 octobre2026 , vers 12 heures, à la notabilité de Mutambi, dans la commune rurale de Luotu, groupement Buyora, territoire de Lubero, au Nord-Kivu.

Selon les premières informations recueillies sur place, les personnes impliquées dans cette opération auraient démoli plusieurs habitations et emporté des biens de valeur appartenant aux occupants.Contacté par la rédaction de la RTSW notre source sur place, le Fonctionnaire délégué de Luotu, Kakule Kataliko Charles, a déclaré ne pas avoir été informé de cette procédure de déguerpissement.

D’après des témoins, une délégation se présentant comme mandatée par l’Officier ministère public, conduite par un huissier de justice près la Cour d’appel du Nord-Kivu, serait arrivée sur les lieux sans présenter d’ordre de mission.

Ces faits seraient liés aux conflits fonciers récurrents dans cette notabilité.De son côté, le vice-président de la société civile de Luotu, Mumbere Tazama Adelar, exprime son inquiétude face à cette situation.

Il indique que l’opération aurait également touché la résidence du président de cette structure citoyenne.

Alors que les circonstances exactes de cette opération restent à établir, des enquêtes sont annoncées afin de faire la lumière sur les faits, notamment sur les documents ayant éventuellement autorisé ce déguerpissement et sur les responsabilités des personnes impliquées.La rédaction reste attentive à l’évolution de cette affaire.

redaction

NORD-KIVU : LE BUSHENGE DÉSAVOUE UNE DÉCLARATION DE SOUTIEN AU FRN DE JOSEPH KABILA.

Le Bushenge, institution coutumière de la communauté Hunde en province du Nord Kivu, désavoue une déclaration de soutien au M23-AFC-FRN/RDF faite le 19 octobre à Goma par certains de ses membres.

Dans une déclaration signée ce mardi 20 octobre à Beni, son président, Olivier Kitsa Muhombo, précise que cette prise de position n’engage pas la communauté Hunde. L’institution dénonce une initiative prise sans mandat et réaffirme son opposition à toute « colonisation rwandaise ».

Par ailleurs, le Bushenge annonce l’exclusion définitive de Maneno Hangi de la tribu Hunde pour « haute trahison », selon les termes de la déclaration.

Cette mise au point intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo, où les positions des représentants communautaires sur le conflit armé suscitent des vivres réactions.

certains représentants des communautés vivant en zone du FRN de Joseph Kabila le soutien tandis que ceux qui vivent en zone contrôlée par le gouvernement congolais démentent formellement.

Rédaction

MUSIENENE : MASUDI KATEMBO ÉCHANGE AVEC UN MEMBRE DE LA VÉRANDA MUTSANGA SUR UNE VIDÉO RELATIVE À L’ENFOUISSEMENT D’UN MOUTON

MASUDI KATEMBO, chef adjoint de la Cellule de mobilisation, de sensibilisation à la citoyenneté, aux bonnes mœurs et aux actions patriotiques, s’est entretenu ce lundi avec Monsieur KAKUNDI, membre de la Véranda Mutsanga, section de Musienene, au sujet d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux concernant l’enfouissement d’un mouton dans la concession de l’Hôpital général de référence (HGR) de Musienene.Cette rencontre visait à recueillir des éclaircissements sur les faits présentés dans la vidéo diffusée le vendredi 16 octobre 2026.

Selon les informations recueillies au cours de cet entretien, le mouton enfoui appartiendrait à un médecin travaillant à l’HGR de Musienene. L’animal aurait présenté des abcès au niveau de l’abdomen. Après consultation d’un vétérinaire, il aurait été décidé de l’abattre, de l’incinérer, puis d’enfouir ses restes dans la parcelle du propriétaire, située dans la concession hospitalière.

Monsieur KAKUNDI, qui participait aux travaux du chantier du Centre de traitement Ebola (CTE) de Musienene, aurait filmé les personnes impliquées dans cette opération.Les informations recueillies font également état d’un deuxième événement distinct : l’achat d’un autre mouton qui aurait été offert aux travailleurs du chantier par le responsable de la construction du CTE, en guise de remerciement pour leur contribution pendant 28 jours. Cet animal aurait ensuite été abattu et consommé sur le site de l’hôpital.

Les deux faits doivent donc être distingués : l’enfouissement des restes d’un mouton malade et l’abattage d’un autre animal destiné à la consommation des travailleurs.Dans sa vidéo, Monsieur KAKUNDI aurait attribué l’opération d’enfouissement à Médecins Sans Frontières (MSF), tout en évoquant un risque accru de contamination de la population par le virus Ebola.

Cette affirmation nécessite toutefois une vérification auprès des services sanitaires compétents, aucune conclusion sur un éventuel risque de transmission ne pouvant être tirée des seuls éléments rapportés.À l’issue de l’entretien, MASUDI KATEMBO a recommandé à Monsieur KAKUNDI de clarifier publiquement ses déclarations et de distinguer les deux événements afin d’éviter toute confusion au sein de la population.

Il a également appelé les responsables des groupes de pression à renforcer la sensibilisation de leurs membres à la vérification des informations avant leur publication sur les réseaux sociaux, dans le respect de la citoyenneté numérique et des lois en vigueur en République démocratique du Congo.

La vérification des faits demeure essentielle pour prévenir la désinformation, préserver la confiance de la population et éviter les inquiétudes injustifiées autour des questions sanitaires.

Rédaction

PATRICK MUYAYA RÉAGIT AU DISCOURS DE JOSEPH KABILA : « IL N’A RIEN D’AUTRE À OFFRIR QUE LE CHAOS »

KINSHASA, 9 OCTOBRE 2026

Le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a vivement réagi au discours de l’ancien président Joseph Kabila, prononcé ce vendredi 9 octobre.

Dans une publication sur le réseau social X, quelques minutes plus tard, le ministre a vivement critiqué les propos de l’ancien chef de l’État, mettant en cause son positionnement politique et ses liens présumés avec les adversaires de la République démocratique du Congo.

« Un homme du passé, nostalgique des méthodes antidémocratiques, fils-aîné du père (le Rwanda), complice du frère (M23/AFC) et auteur connu des crimes, condamné et sous sanctions américaines », a écrit Patrick Muyaya.

Le porte-parole du gouvernement a conclu son message par une formule particulièrement incisive : « Il n’a rien d’autre à offrir que le chaos. »Patrick Muyaya défend le processus de dialogue

Dans la même publication sur X, Patrick Muyaya a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur du processus de dialogue initié par le président Félix Tshisekedi. Selon lui, cette démarche vise à contribuer au rétablissement de la paix et à la préservation de l’intégrité territoriale de la RDC.

« Avec le peuple Congolais, les hommes et les femmes épris de paix, nous restons fermement engagés à travers le processus du dialogue amorcé par le Président de la République pour restaurer la paix et l’intégrité territoriale », a-t-il déclaré.

Cette réaction intervient alors que les débats sur la gouvernance du pays, la situation sécuritaire dans l’Est et les perspectives de dialogue politique restent au cœur de l’actualité nationale.

Joseph Kabila critique la gouvernance actuelleDans son discours du vendredi 9 octobre, Joseph Kabila a dressé un tableau sévère de la situation politique en République démocratique du Congo.

L’ancien président a notamment déclaré que le pays n’était plus une République, encore moins un État démocratique, remettant ainsi en question le fonctionnement des institutions sous la présidence de Félix Tshisekedi.Cette sortie a suscité une réponse ferme de Patrick Muyaya, qui conteste le positionnement de l’ancien chef de l’État et défend la démarche politique du pouvoir en place.Des positions opposées sur l’avenir de la RDC

Les déclarations des deux personnalités mettent en évidence les divergences persistantes autour de la gouvernance, de la sécurité nationale et des mécanismes susceptibles de favoriser une sortie de crise.Alors que Joseph Kabila dénonce la situation politique actuelle, Patrick Muyaya insiste sur le dialogue comme voie de recherche de la paix et de défense de l’intégrité territoriale.

Les accusations formulées par le porte-parole du gouvernement à l’encontre de l’ancien président demeurent des déclarations qui doivent être attribuées à leur auteur et examinées à la lumière de sources vérifiables.

Dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans l’Est du pays, la question reste de savoir comment les différentes initiatives politiques pourront contribuer à une paix durable en République démocratique du Congo.

Rédaction

RDC : JOSEPH KABILA DÉCLARE QUE LE PAYS N’EST « PLUS UNE RÉPUBLIQUE, ENCORE MOINS DÉMOCRATIQUE »

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, a vivement critiqué la gouvernance actuelle du pays dans une nouvelle adresse rendue publique ce vendredi 09 octobre 2026.

L’ancien président congolais dresse un bilan sévère de la gouvernance de Félix Tshisekedi, met en cause le respect de la Constitution et alerte sur l’avenir de la République démocratique du Congo.

Revenant sur l’alternance politique de janvier 2019, il estime que la RDC fait face à une nouvelle menace pesant sur son existence en tant que nation et État.

« Notre pays n’est plus une république, encore moins démocratique », a-t-il déclaré,

résumant ainsi ses inquiétudes concernant l’évolution politique et institutionnelle du pays.Joseph Kabila défend son bilan présidentielDans son intervention, l’ancien chef de l’État est revenu sur les circonstances de son accession au pouvoir en janvier 2001.

Il affirme avoir hérité d’un pays en « état de déliquescence totale », marqué notamment par les divisions territoriales et les conflits armés.Joseph Kabila soutient avoir transmis, le 24 janvier 2019, à son successeur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, un pays « réunifié, largement pacifié », doté d’institutions fonctionnelles, d’une économie qu’il qualifie de « dynamique et résiliente », ainsi que d’une armée « de plus en plus professionnelle», Cette présentation constitue le bilan défendu par l’ancien président de son passage à la tête du pays, après près de dix-huit années au pouvoir.

Félix Tshisekedi implicitement mis en cause sans nécessairement citer directement le président Félix Tshisekedi dans les propos rapportés, Joseph Kabila lui reproche une gouvernance qu’il considère comme davantage guidée par la volonté personnelle du chef de l’État que par les dispositions de la Constitution.

Pour illustrer sa critique, l’ancien président établit une comparaison avec « Ivan le Terrible » et accuse le pouvoir actuel de traiter le Congo comme une « propriété privée ».Ces déclarations traduisent un désaccord profond sur le fonctionnement des institutions, l’exercice du pouvoir et le respect des principes démocratiques en République démocratique du Congo.

L’avenir des institutions au centre du débatAu-delà de la critique de la gouvernance, Joseph Kabila estime que l’existence même de la RDC en tant que nation et État est de nouveau menacée depuis l’alternance politique de 2019.

Cette prise de position remet au premier plan les questions relatives à l’État de droit, au respect de la Constitution, à l’indépendance des institutions et à la consolidation de la démocratie congolaise.

Toutefois, les affirmations de l’ancien président doivent être comprises comme son appréciation de la situation politique. Leur examen nécessite de les confronter aux faits vérifiables, aux indicateurs de gouvernance et aux réponses éventuelles des autorités concernées.Une déclaration dans un contexte politique sensibleLa sortie de Joseph Kabila intervient dans un climat politique marqué par des débats sur le fonctionnement des institutions et l’avenir démocratique du pays. Ses propos pourraient alimenter les discussions au sein de la classe politique, de la société civile et de l’opinion publique.

Reste à connaître les réactions officielles du camp présidentiel face à ces accusations. À ce stade, aucune réponse des autorités n’est intégrée à cet article.

rédaction

LUBERO : HOPE OF LIFE ET HEAL AFRICA SENSIBILISENT LA POPULATION CONTRE LES ABUS ET LE HARCÈLEMENT SEXUELS

Dans le cadre du Projet d’Appui à la Connectivité et au Transport (PACT), l’organisation Hope of Life, en partenariat avec Heal Africa, a organisé ce samedi 3 octobre 2026 une séance de sensibilisation communautaire consacrée à la prévention de l’exploitation, des abus et du harcèlement sexuels.

L’activité, qui a mobilisé une importante participation populaire, avait pour objectif d’informer et de responsabiliser la communauté face aux risques de violences et d’exploitation sexuelle susceptibles d’accompagner la réalisation de grands travaux d’infrastructures.

Pour faire passer le message, les organisateurs ont notamment privilégié des pièces théâtrales à caractère éducatif. Une approche interactive qui a permis d’aborder, de manière accessible, les comportements à éviter, les mécanismes de prévention ainsi que la responsabilité de chaque membre de la communauté.

Prévenir les violences autour du chantier routierSelon Mumbere Vahalwire Jackson, travailleur au sein de Hope of Life, cette campagne vise notamment à préparer la population de Lubero à faire face aux risques liés à l’arrivée et à la présence de travailleurs dans le cadre des travaux d’asphaltage de la route Butembo–Kanyabayonga.Il appelle la population à faire preuve de vigilance et de responsabilité tout au long de l’exécution de ces travaux.

Mumbere Vahalwire Jackson souligne par ailleurs que la présence des ouvriers et autres travailleurs sur le chantier doit rester strictement liée à leurs obligations professionnelles, appelant ainsi au respect des communautés locales et à l’adoption de comportements responsables.

Une sensibilisation saluée par la communautéL’initiative a été favorablement accueillie par plusieurs participants, qui considèrent la sensibilisation préventive comme un moyen important de réduire les risques d’exploitation, d’abus et de harcèlement sexuels autour des grands projets d’infrastructures.

À travers cette campagne, Hope of Life et Heal Africa entendent ainsi renforcer la prévention et encourager la communauté à contribuer activement à la protection des personnes vulnérables pendant la réalisation des travaux routiers.

Laurent TSONGO TSOKAL

KYAGHALA : UN CORPS SANS VIE RETROUVÉ DANS UN RAVIN, LA SOCIÉTÉ CIVILE APPELLE À UNE ENQUÊTE

Butembo, samedi 3 octobre 2026 — Un corps sans vie a été retrouvé dans la matinée de ce samedi 3 octobre 2026, dans un ravin situé dans la cellule Kyaghala, quartier Kyaghala, dans la commune de Bulengera, ville de Butembo.Après la levée du corps du lieu du drame, la victime a été identifiée comme Mumbere Musongerwa John.Les circonstances exactes de sa mort ne sont, pour l’heure, pas encore connues. Selon les témoignages recueillis auprès des membres de sa famille, le défunt aurait souffert d’un problème de santé qui pourrait être lié à son décès. Cette information reste toutefois à confirmer par les autorités compétentes.Selon notre source, John Kameta, président de la Société civile Forces vives de la commune de Bulengera, cette structure demande aux autorités compétentes de diligenter une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de la mort de la victime.« La lumière doit être faite sur les circonstances de ce décès », fait savoir la Société civile, qui appelle les services concernés à établir les faits.Le corps de Mumbere Musongerwa John a été acheminé à la morgue du Centre hospitalier Kyaghala, communément appelé “Chez Mulenze”, où il est conservé en attendant la suite du programme funéraire.

LAURENT TSONGO TSOKAL

BUTEMBO : LA SOCIÉTÉ CIVILE DEMANDE UNE VÉRIFICATION URGENTE D’UNE PARCELLE AU CŒUR DES INTERROGATIONS

Butembo – 2 octobre 2026. — La Société Civile, Noyau de la Commune de Bulengera, interpelle les autorités de la Ville de Butembo au sujet de la situation d’une parcelle située dans la Cellule Kalyandehi, au Quartier Mutiri.

Dans une correspondance adressée au Maire de la Ville de Butembo, la structure citoyenne sollicite une vérification approfondie de la situation foncière de cette parcelle, avant toute poursuite d’éventuels travaux de construction.

Selon les témoignages rapportés par la Société Civile, la parcelle, d’une superficie approximative de 20 mètres sur 25 mètres, serait restée inoccupée pendant plus de vingt ans. Elle se trouve à proximité de chez l’opérateur économique Lipumbu.

La Société Civile affirme également qu’une petite maison située sur le site aurait, durant plusieurs années, été occupée par un locataire faisant office de gardien, à la suite d’une décision des autorités de base. D’après les mêmes témoignages, aucune personne se présentant comme propriétaire ne se serait manifestée publiquement durant cette période.

Des matériaux de construction déposés sur le site

La situation aurait récemment évolué avec le dépôt de moellons et d’autres matériaux de construction sur la parcelle. Pour la Société Civile, cette présence de matériaux soulève des interrogations sur l’identité du propriétaire, la régularité des documents fonciers et l’existence éventuelle des autorisations administratives nécessaires.

L’organisation citoyenne précise toutefois qu’elle ne souhaite pas préjuger de l’issue d’une éventuelle enquête. Elle demande plutôt aux services compétents de procéder à une vérification permettant d’établir clairement les droits attachés à cette parcelle.

Une demande de clarification adressée aux autorités

Dans sa correspondance, la Société Civile invite notamment les responsables du Quartier Mutiri et de la Cellule Kalyandehi à prendre des dispositions préventives concernant d’éventuels travaux jusqu’à la clarification de la situation.

Elle demande également au Bourgmestre de la Commune de Bulengera ainsi qu’aux services du Cadastre et des Titres Immobiliers de procéder à une enquête foncière contradictoire, notamment sur l’authenticité des documents éventuellement présentés, l’identité du titulaire des droits et les limites de la parcelle.

La structure citoyenne appelle par ailleurs toute personne revendiquant un droit de propriété sur le terrain à présenter ses documents auprès des services légalement compétents afin qu’ils puissent être vérifiés.

Prévenir un éventuel conflit foncier

Pour la Société Civile, l’objectif principal est d’éviter qu’une situation insuffisamment clarifiée ne débouche sur un conflit foncier ou des troubles au sein de la communauté.

Elle demande ainsi aux autorités de faire preuve de transparence et d’impartialité dans le traitement du dossier, tout en respectant les droits de toute personne pouvant justifier légalement d’un titre ou d’un droit sur la parcelle.

La Société Civile de la Commune de Bulengera indique enfin qu’elle reste attentive à l’évolution du dossier et se réserve la possibilité de saisir les instances compétentes si aucune clarification n’intervient.

À ce stade, la situation demeure donc soumise à la vérification des services fonciers compétents, qui devront déterminer la réalité des droits attachés à cette parcelle.

Redaction

SANKURU : MUHINDO NZANGI À LODJA POUR PROMOUVOIR LES CULTURES PÉRENNES

Le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi, a effectué, mercredi 23 septembre 2026, une descente dans le territoire de Lodja, au Sankuru, dans le cadre de la promotion des cultures pérennes.

Arrivé en provenance de Kananga, au Kasaï-Central, le ministre d’État a été accueilli à son arrivée par des autorités politico-administratives, des chefs coutumiers ainsi que plusieurs habitants venus témoigner de leur intérêt pour les initiatives agricoles dans la région.

Après son arrivée à Lodja, Muhindo Nzangi s’est rendu à Ompeta, un village situé à plus de 75 kilomètres du chef-lieu du territoire. Il y a visité une pépinière consacrée notamment aux cacaoyers, aux caféiers et aux palmiers à huile.Cette visite s’inscrit dans le cadre de la campagne de sensibilisation menée par le ministère autour du développement des cultures pérennes.

À cette occasion, le ministre d’État a procédé à une plantation symbolique avant d’appeler les communautés locales à s’investir davantage dans ces filières agricoles.Selon la Cellule de communication du ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, cette démarche vise notamment à encourager le développement de filières agricoles susceptibles de contribuer à l’amélioration des revenus des populations et au renforcement de la production agricole nationale.

À Lodja, cette étape vient ainsi renforcer les activités de promotion des cultures pérennes engagées par le ministère dans différentes provinces de la République démocratique du Congo.

rédaction,

UDPS/TSHISEKEDI À BUTEMBO : UNE CONFÉRENCE DE PRESSE AUTOUR DU DIALOGUE NATIONAL, SOUTIEN AUX  INSTITUTIONS ET FARDC-WAZALENDO

La Fédération de l’UDPS/Tshisekedi de Butembo a organisé, ce mardi 22 septembre 2026, une conférence de presse consacrée à plusieurs questions d’intérêt national, notamment le soutien aux institutions de la République, aux FARDC et aux Wazalendo, ainsi qu’à la proposition de loi référendaire et au dialogue national annoncé par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Au cours de cette rencontre, les intervenants ont développé leur lecture du dialogue national, qu’ils présentent comme un cadre devant permettre d’aborder notamment la refondation de l’État, la restauration de la paix et le renforcement de la cohésion sociale.
Ils ont également évoqué la notion de souveraineté populaire, en faisant la distinction entre le pouvoir originaire, détenu par le peuple, et le pouvoir dérivé, exercé dans le cadre des institutions établies.

S’agissant du référendum, les intervenants se sont référés à l’article 5 de la Constitution, qui prévoit que la souveraineté nationale appartient au peuple et que celui-ci l’exerce directement par référendum ou indirectement par ses représentants.
Ils ont par ailleurs précisé que la proposition d’une loi référendaire ne signifie pas, en elle-même, l’organisation immédiate d’un référendum, mais vise à établir un cadre juridique relatif à cette procédure.

Sur le plan sécuritaire, la situation dans l’Est de la RDC, particulièrement au Nord-Kivu, a également été abordée. Les conférenciers ont appelé au soutien aux FARDC et aux Wazalendo, tout en mettant en avant la nécessité de préserver la paix et la cohésion sociale.

La conférence s’est ainsi inscrite autour de quatre axes principaux : dialogue national, refondation de l’État, restauration de la paix et cohésion sociale, avec un appel au soutien des institutions de la République.

LAURENT TSONGO TSOKAL

ISIRO : LE PRÉSIDENT DU KYAGHANDA YIRA-NANDE ADONIS KAMBERE LIBÉRÉ APRÈS 11 JOURS DE DÉTENTION


Le président du Kyaghanda Yira-Nande d’Isiro, Adonis Kambere, a été libéré dans l’après-midi de ce lundi 21 septembre 2026, après onze jours de détention dans le cadre d’une procédure menée par l’Auditorat militaire de garnison d’Isiro, dans la province du Haut-Uéle.


À sa sortie, Adonis Kambere a adressé un message de remerciement à la communauté Yira-Nande, saluant le soutien reçu durant sa détention. Il affirme avoir été arrêté alors qu’il était innocent et dit retrouver la liberté « la tête haute ».« Me voici libre. Après 11 jours passés injustement en prison, la vérité a enfin triomphé », a-t-il déclaré, remerciant notamment les personnes qui lui ont rendu visite, adressé des messages ou prié pour lui.


DÉCÈS DE MIGUEL MASAÏSAÏ MUMBERE : SON MANAGER CONFIRME LA TRAGÉDIE

Le décès de Miguel Masaïsaï Mumbere, jeune cycliste congolais engagé dans le projet « Pedals for Peace », est désormais confirmé par son manager, Rameau Kavira Musivirwa.

Dans un message empreint d’émotion, son manager explique avoir longtemps espéré que les informations faisant état de sa disparition étaient fausses.

Une conversation téléphonique, vers 22 heures, avec une personne se présentant comme Miguel et dont la voix ressemblait à la sienne avait notamment entretenu cet espoir.Les difficultés à joindre pendant un certain temps un membre de l’équipe chargée du suivi de son périple au Congo-Brazzaville ont également retardé les vérifications.

« Malheureusement, les informations qui nous parviennent ce matin sont désormais sans appel : notre héros n’a pas survécu à l’accident », écrit Rameau Kavira Musivirwa.

Miguel Masaïsaï Mumbere portait le projet « Pedals for Peace », un périple à vélo à travers l’Afrique destiné à promouvoir un message de paix, d’unité et d’espoir.

Son manager remercie toutes les personnes ayant soutenu et accompagné cette initiative depuis son départ de Goma et appelle au respect de sa mémoire ainsi qu’au soutien à sa famille.

Les dispositions relatives au rapatriement de sa dépouille et la suite du programme seront communiquées ultérieurement.« Ton vélo s’est arrêté, mais ton message continuera de rouler », conclut son manager.

LAURENT TSONGO TSOKAL

BUTEMBO : JOHN KAMETA APPELLE LE GOUVERNEMENT À MULTIPLIER LES PROJETS DE PONTS POUR FACILITER LA CIRCULATION À BULENGERA

Le président de la Société civile Forces vives de la commune de Bulengera, John Kameta, appelle le gouvernement provincial du Nord-Kivu à multiplier les projets de construction et de réhabilitation des ponts afin de faciliter la circulation des personnes et des biens dans cette partie de la ville de Butembo, cet appel a été lancé à l’occasion d’un salongo général organisé ce vendredi 18 septembre 2026 sur le pont Kalengera, situé dans la cellule Bulengera, quartier Wayene, commune de Bulengera.

Toutes les couches sociales de cette partie de la commune se sont mobilisées pour participer aux travaux communautaires.Une mobilisation communautaire saluéeCette mobilisation a été saluée par la Société civile Forces vives de la commune de Bulengera.

Les participants se sont notamment employés à remblayer les parties encore difficiles du pont afin de faciliter le passage des camions et des motos.Le pont Kalengera constitue également une voie importante permettant d’accéder au bureau du quartier Wayene, renforçant ainsi son importance pour la circulation locale.

John Kameta a félicité la population pour cette initiative communautaire et a encouragé les habitants à continuer à s’impliquer dans les actions visant à améliorer les conditions de circulation dans leur milieu.L’ACPROBEN apporte son appui logistique

Le président de la Société civile a également adressé ses remerciements à l’association ACPROBEN, qui a mis à disposition ses camions-bennes pour contribuer au transport du sable nécessaire aux travaux de remblayage.

John Kameta a salué cet appui, estimant que cette contribution a permis de renforcer les capacités de la population mobilisée pour les travaux, malgré les activités habituelles de l’association.Trois ponts concernés dans la commune de BulengeraLa commune de Bulengera compte notamment trois ponts concernés par le projet de 100 ponts du gouvernement provincial du Nord-Kivu :

Pont Mukuna ;Pont Maghulinga ;Pont Kalengera.

Selon John Kameta, le pont Kalengera bénéficie désormais de l’intervention de la communauté pour améliorer son accessibilité, tandis que le pont Maghulinga reste confronté à des travaux d’achèvement.

Appel à l’accélération des travaux du pont MaghulingaFace à cette situation, le président de la Société civile Forces vives de Bulengera appelle l’entreprise chargée de l’exécution des travaux du pont Maghulinga à accélérer le chantier, afin de permettre une reprise normale de la circulation sur cet axe.

Pour lui, l’achèvement de cet ouvrage constitue un enjeu important pour les habitants et les usagers qui dépendent de cette voie pour leurs déplacements et leurs activités économiques.

John Kameta interpelle le gouvernement provincialAu-delà du cas du pont Maghulinga, John Kameta lance un appel au gouvernement provincial du Nord-Kivu pour multiplier les projets de construction et de réhabilitation des ponts dans la commune de Bulengera.

Il estime que la réalisation de nouveaux ouvrages permettrait d’améliorer davantage la circulation et de répondre aux besoins des populations confrontées à l’état parfois difficile de certaines voies.

Le président de la Société civile Forces vives de Bulengera remercie par ailleurs le gouvernement provincial pour les efforts qu’il dit constater dans la réalisation de plusieurs infrastructures, tout en l’encourageant à poursuivre et à multiplier ces initiatives.

La mobilisation observée ce vendredi autour du pont Kalengera illustre ainsi l’importance de l’engagement communautaire dans l’entretien des infrastructures locales, en attendant la poursuite des travaux et l’intervention des autorités sur les ouvrages encore inachevés.

LAURENT TSONGO TSOKAL

LUBERO : LA LETTRE DU GOUVERNEUR SUR LES TRACASSERIES ROUTIÈRES AU CŒUR DES TENSIONS À LUOTU, PALUKU KATAMIRA FLORENT APPELLE AU BOYCOTT DES TAXES ILLÉGALES

Les tensions se sont accentuées à Luotu, dans le territoire de Lubero, où des altercations sont signalées depuis le 17 septembre et se poursuivent ce 18 septembre 2026, sur fond de contestation des barrières et des pratiques de perception dénoncées sur plusieurs axes routiers.

La situation concerne particulièrement les usagers, notamment les taximens, qui contestent certains dispositifs de contrôle routier sur l’axe Butembo-Luotu-Magheria.

Ces tensions interviennent alors qu’une correspondance officielle du Gouverneur du Nord-Kivu, datée du 11 août 2026 à Beni, avait déjà fait état de plaintes récurrentes concernant les tracasseries routières dans cette partie du territoire de Lubero.

La lettre du Gouverneur au centre des débats, dans cette correspondance adressée notamment à l’Administrateur du territoire de Lubero, le Gouverneur du Nord-Kivu fait état de vérifications préliminaires concernant la présence de barrières sur différents axes de desserte agricole de Luotu.

Le document mentionne notamment des barrières qui seraient érigées par des éléments Wazalendo, mais également des dispositifs impliquant la Police de circulation routière (PCR) et la TRANSCO.

La correspondance fait également état de perceptions forfaitaires imposées aux usagers. Selon le document, cette situation affecterait davantage une population déjà confrontée aux conséquences de la guerre dans cette partie du territoire de Lubero.Face à ces préoccupations, le Gouverneur demande aux autorités locales de se pencher sur la question avec les membres du Comité local de sécurité.

Démantèlement des barrières irrégulières parmi les orientations contenues dans la correspondance figure notamment la réflexion sur le démantèlement des barrières irrégulières, ainsi que la possibilité de délocaliser certains éléments Wazalendo vers d’autres sites.

Le Gouverneur précise également que des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) pourraient être déployés afin d’assurer la sécurité des habitants et des usagers des routes.

Plusieurs responsables administratifs, sécuritaires et communautaires du territoire de Lubero figurent parmi les destinataires en copie, notamment le commandement territorial de la PNC, la Société civile du territoire, le fonctionnaire délégué du Gouverneur à Luotu ainsi que certaines autorités coutumières.

Paluku Katamira Florant appelle à l’application de la lettre du gouverneur

C’est dans ce contexte que Paluku Katamira Florant, notable du territoire de Lubero et cadre de l’UDPS/Tshisekedi à Butembo, intervient dans une note vocale diffusée sur un groupe WhatsApp consacré à l’actualité de Lubero.Il affirme soutenir la mobilisation des taximens et appelle les autorités locales à appliquer les orientations contenues dans la correspondance du Gouverneur.

« Le respect, rien que le respect de la lettre du Gouverneur », a-t-il notamment déclaré.

Paluku Katamira Florant cite particulièrement les axes Luotu, Magheria et Masereka, où il affirme que les usagers continuent de faire face à des pratiques qu’il qualifie de tracasseries.

Il interpelle également l’Administrateur du territoire de Lubero, l’appelant à se rendre à Luotu afin d’échanger directement avec la population et de la rassurer quant à l’application des mesures annoncées par l’autorité provinciale.

Appel au boycott des taxes qualifiées d’illégales

Dans son intervention, Paluku Katamira Florant appelle également la population de Luotu ainsi que les usagers des axes routiers Butembo-Luotu-Magheria au calme et à boycotter le paiement de ce qu’il présente comme des taxes illégales, notamment sur les axes concernés par la lettre du Gouverneur.

Cet appel intervient alors que la contestation des perceptions routières s’est intensifiée ces 17 et 18 septembre 2026.Il revient désormais aux autorités compétentes de clarifier la nature des différentes taxes et perceptions exigées sur ces axes, leur base légale ainsi que les services habilités à les percevoir.

Mobilisation des taximens et tensions sur le terrain

Selon les déclarations de notre source, des taximens se sont mobilisés les 17 et 18 septembre contre certains dispositifs de contrôle attribués à la PCR sur l’axe Luotu-Magheria.Il affirme également que des tensions auraient opposé une partie de la population à certains agents chargés de la circulation routière.Des accusations plus graves concernant la présence présumée d’hommes armés en provenance de Lubero ont également été formulées dans son intervention.

Ces éléments n’ont pas encore été confirmés de manière indépendante et nécessitent des vérifications auprès des autorités compétentes et de sources présentes sur le terrain.

Les autorités appelées à intervenir Face à cette montée des tensions, Paluku Katamira Florant demande au Gouverneur du Nord-Kivu de descendre sur le terrain et à l’Administrateur du territoire de Lubero de se rendre à Luotu pour rencontrer directement la population.

Une communication publique des autorités permettrait de clarifier la situation et de prévenir de nouvelles confrontations entre les usagers, les taximens et les différents services de contrôle.

La correspondance du Gouverneur datée du 11 août 2026 montre en tout cas que la question des barrières et des tracasseries routières à Luotu avait déjà été officiellement portée à l’attention des autorités provinciales.

Avec les tensions enregistrées les 17 et 18 septembre 2026, la situation appelle désormais à une clarification officielle sur les barrières autorisées, les perceptions légalement reconnues et les services habilités à effectuer les contrôles routiers.

Cette clarification est particulièrement attendue par les usagers des axes Butembo-Luotu-Magheria-Masereka, dans un contexte où la contestation des pratiques de perception risque d’alimenter davantage les tensions sur le terrain.

Nos effort pour joindre l’administrateur du territoire de Lubero n’ont pas payé.

LAURENT TSONGO TSOKAL

LUBERO : LE PRÉSIDENT DES BOUCHERS ATTEINT PAR BALLE, UN POLICIER PRÉSUMÉ MIS AUX ARRÊTS

Une fusillade a fait un blessé grave ce jeudi à Lubero-Centre, dans le quartier Lubero, cellule Kalimbute,La victime est Mumbere Kalumbiro Simon, président des bouchers du territoire de Lubero.Selon des informations recueillies auprès de plusieurs sources locales, l’incident s’est produit alors que Mumbere Simon se trouvait chez une connaissance pour une visite.

Un homme présenté comme un élément de la Police nationale congolaise (PNC) aurait ouvert le feu dans des circonstances qui restent à éclaircir.Au cours de l’incident, une femme présente sur les lieux aurait été légèrement blessée à l’épaule. En tentant d’intervenir, Mumbere Simon aurait été atteint à son tour par une balle au niveau de la mâchoire.

Grièvement touché, il a d’abord été conduit à l’Hôpital général de référence de Lubero pour recevoir les premiers soins. Il aurait ensuite été transféré à Beni pour une prise en charge médicale plus spécialisée.

La gravité de ses blessures suscite une vive inquiétude au sein de la population de Lubero-Centre. Des images de la victime, présentées comme étant prises après l’incident, ont également circulé sur les réseaux sociaux.

UN PRÉSUMÉ AUTEUR AUX ARRÊTS

À la suite des faits, le présumé auteur des tirs aurait été maîtrisé et placé aux arrêts pour les besoins de l’enquête.

La femme qui se trouvait sur le lieu de l’incident aurait également été interpellée.Les autorités judiciaires devront notamment déterminer les circonstances exactes ayant conduit à l’utilisation de l’arme à feu ainsi que le mobile de cette fusillade.

LA SOCIÉTÉ CIVILE RÉCLAME LA JUSTICE

La Société civile, forces vives, noyau de Lubero-Centre, a fermement condamné cet incident. Son responsable salue l’interpellation du présumé auteur et demande que la justice se saisisse rapidement du dossier.

La structure citoyenne souhaite notamment l’organisation d’une audience en flagrance afin de permettre l’établissement des responsabilités et la clarification du mobile de l’acte.Cette organisation dénonce par ailleurs la récurrence des incidents impliquant des porteurs d’armes dans la région et appelle les autorités à renforcer les mesures d’encadrement et de contrôle.

ÉMOTION AU SEIN DE LA POPULATION

La blessure de Mumbere Simon, personnalité connue dans le milieu des bouchers de Lubero, a provoqué une forte émotion à Lubero-Centre.

Plusieurs habitants demandent que les circonstances de cette fusillade soient établies dans les meilleurs délais et que les conclusions de l’enquête soient rendues publiques.Pour l’heure, l’état de santé de la victime demeure préoccupant, tandis que les investigations se poursuivent afin de déterminer avec précision le déroulement des faits.

rédaction

RDC : MARTIN FAYULU ÉCARTE L’IDÉE D’UN RAPPROCHEMENT ENTRE LA C64 ET « SAUVONS LA RDC »


La proposition formulée par Seth Kikuni en faveur d’un rapprochement entre la Coalition Article 64 (C64) et le mouvement « Sauvons la RDC » ne semble pas convaincre Martin Fayulu, le président de l’ECiDé a donné sa position mercredi 16 septembre, au cours d’un échange public consacré à la situation politique du pays.

Sa réaction intervient quelques jours après la mobilisation organisée par la C64 pour s’opposer à toute initiative visant une modification de la Constitution.


À la question d’une éventuelle convergence entre les deux plateformes, Martin Fayulu a manifesté son désaccord. Il a notamment évoqué ses divergences avec l’ancien président Joseph Kabila, figure associée au mouvement « Sauvons la RDC ».


FAYULU MAINTIENT SA LIGNE POLITIQUE


Martin Fayulu a également rappelé qu’il avait, par le passé, participé à une démarche commune avec Joseph Kabila, Delly Sesanga et Moïse Katumbi. Cette initiative, menée en avril 2025, avait alors été présentée comme une démarche répondant à des préoccupations liées à l’avenir du pays.


La réaction de Fayulu intervient après l’appel lancé par Seth Kikuni aux membres de la C64. Ce dernier avait estimé que la mobilisation du 15 septembre devait conduire à une réflexion sur la stratégie de l’opposition et avait proposé une convergence avec « Sauvons la RDC ».


Pour marquer sa distance avec cette proposition, Martin Fayulu a employé une formule imagée, comparant l’idée de faire rejoindre la C64 à « Sauvons la RDC » à celle de demander à des personnes se trouvant « au paradis » de rejoindre « l’enfer ».
Cette déclaration illustre les divergences qui persistent entre plusieurs acteurs de l’opposition congolaise sur les alliances, les méthodes de mobilisation et les orientations politiques à adopter.


Alors que certaines formations partagent des préoccupations communes autour de la question constitutionnelle, leurs responsables ne s’accordent pas nécessairement sur le cadre politique à privilégier pour porter leurs revendications.

Rédaction

RDC : LA MARCHE DE LA C64 EMPÊCHÉE DANS PLUSIEURS VILLES, DES INTERPELLATIONS SIGNALÉES

La mobilisation nationale initiée par la Coalition Article 64 (C64) contre toute modification de la Constitution s’est déroulée dans un contexte contrasté à travers plusieurs villes de la République démocratique du Congo. Alors que des rassemblements ont pu avoir lieu dans certaines localités, d’autres ont été interdits, dispersés ou empêchés par les autorités.

À Kinshasa, la manifestation a été marquée par des incidents dans la commune de Limete, notamment autour de la 10ᵉ rue. Le parcours prévu n’a pas pu être entièrement suivi. Présent lors de la mobilisation, Martin Fayulu a dénoncé ce qu’il a qualifié de « guet-apens », mettant en cause le dispositif de sécurité ainsi que des militants présentés comme proches de la Force du progrès. Ces accusations correspondent à la version avancée par l’opposant et n’ont pas été établies de manière indépendante.

DES INTERPELLATIONS SIGNALÉES EN PROVINCES

À Kananga, dans le Kasaï-Central, le rassemblement prévu au rond-point Notre-Dame n’a pas pu se dérouler normalement. Un important dispositif policier avait été déployé et les personnes présentes ont été dispersées à l’aide de gaz lacrymogènes. Plusieurs interpellations ont été signalées.

À Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, la marche n’a pas suivi l’itinéraire annoncé. Des responsables de l’opposition ont fait état d’arrestations et de blessés parmi les militants. Les chiffres avancés par les organisateurs diffèrent toutefois de ceux communiqués par des sources sécuritaires, ce qui ne permet pas d’établir un bilan unique.

À Matadi, dans le Kongo-Central, des militants réunis au rond-point Simon-Kimbangu n’ont pas été autorisés à poursuivre leur parcours vers l’Assemblée provinciale. La police a bloqué le rassemblement après l’interdiction de la manifestation par les autorités.

À Kindu, dans le Maniema, un dispositif sécuritaire a également été installé autour de plusieurs points considérés comme stratégiques, à la suite de l’interdiction de la marche.

DES INTERDICTIONS DANS PLUSIEURS LOCALITÉS

Plusieurs autres villes ont connu des restrictions similaires.

Les autorités locales ont invoqué, selon les cas, des impératifs liés à la sécurité, à l’ordre public, aux procédures administratives ou encore à des considérations sanitaires.La situation a néanmoins varié d’une province à l’autre. À Bandundu, dans le Kwilu, la marche a notamment pu se tenir, malgré des mesures de sécurité prises autour du siège local de l’ECiDé.

LA C64 MAINTIENT SES REVENDICATIONS

À travers cette mobilisation, la C64 entendait réaffirmer son opposition à toute initiative visant à modifier ou remplacer la Constitution. La coalition contestait également le format du dialogue politique engagé dans le pays et souhaitait mettre en avant ses préoccupations concernant la situation socio-économique de la population.

La journée du 15 septembre aura ainsi été marquée par des situations différentes selon les villes : manifestations autorisées et organisées dans certaines zones, interdictions ou dispersions dans d’autres, ainsi que des interpellations signalées.

Les circonstances de plusieurs incidents demeurent toutefois sujettes à des versions divergentes entre les organisateurs des manifestations et les autorités, notamment concernant le nombre de personnes interpellées et les conditions dans lesquelles certains rassemblements ont été dispersés.

rédaction

ISIRO : KAMBERE ADONIS APPELLE LES COMMERÇANTS YIRA/NANDE À LA REPRISE DES ACTIVITÉS

Après plusieurs jours de fermeture des boutiques et autres activités commerciales des membres de la communauté Yira/Nande à Isiro, le président du Kyaghanda Yira-Nande d’Isiro, Kambere Vithunga Adonis, appelle les commerçants à reprendre leurs activités.

Détenu à l’Auditorat militaire de garnison d’Isiro, dans la province du Haut-Uélé, Kambere Adonis a, depuis sa cellule, lancé un message d’apaisement à la communauté Yira/Nande, l’invitant à rouvrir les commerces et à reprendre normalement les activités économiques.

Selon ses déclarations, son dossier serait vide et aucun élément ne justifierait, à ses yeux, son maintien en détention. Il affirme également qu’une lueur d’espoir se dessine autour de sa situation et se dit confiant quant à une possible issue favorable de la procédure.

Cet appel intervient dans un contexte marqué par la fermeture de plusieurs commerces appartenant aux membres de la communauté Yira/Nande, après son arrestation.Kambere Adonis invite ainsi les commerçants à privilégier l’apaisement et la reprise des activités, tout en attendant l’issue de la procédure judiciaire.

LAURENT TSONGO TSOKAL

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